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Jour 6…. d'isolement

Toujours très étrange de ce voir confiné à sa maison, je devrais dire au sous-sol. Mais je sais que cette isolement est vraiment nécessaire pour arrêter ce virus. Moi qui a toujours rêver de vivre dans une grotte😀

Malgré que le virus occupe mes journées, une grosse parti de mes pensées son encore sur le dernier voyage que j’ai fais. Il m’arrive encore d’être perdu lorsque je me lève le matin, je changeais tellement souvent de chambre que par moment je me pensais encore dans celle que j’avais occupé hier, l’autre nuit je me suis réveillé et je me suis dit que je ne devais pas oublier de souffler mes pneus pour la route de demain, il m’a fallu un instant pour revenir à la réalité. Je pense que ça dura encore quelque temps, mon voyage c’est tellement terminé brusquement.

Ce voyage ma beaucoup marqué, pour toute sorte de raison, la première fut certainement tout ces personnes que j’ai connu, la plus part tellement aimable envers moi, j’en était toujours surpris, parce que tous me disait que l’Afrique du sud était super dangereux pour les voyageur, moi j’y est vue le contraire. Oui, je sais tous n’étaient pas des anges, mais ceux-là j’essayais le plus possible de ne jamais leur montrer un regard de peur ou de mépris envers eux, j’essayais de leur montrer qu’ils étaient importance pour moi, c’est peut être pour cela que je me suis souvent de sorti de situation difficile et avec tout mes morceaux. J’ai toujours pris le temps de les remercier de bon coeur, de leur sourire et si ça ne les brusquaient pas trop de leur serrer la main, c’était drôle parce que pour certain je pouvais voir dans leur yeux que ça devait faire longtemps qu’ils n’avaient pas serrer la main d’un blanc.

J’ai toujours eu plus de facilité à prendre contact avec le petit monde ( si je peu m’exprimer ainsi ) comme ceux qui coupaient la gazon le long des autoroutes, lorsqu’ils me voyaient avancer sous ce soleil de plomb, souvent ils arrêtaient leur machine et venaient me voir pour me serrer la main avec empressement. Leur sourire je me souviendrai toujours de leur sourire, leur dents toujours d’une blancheur incroyable, même dans toute leur pauvretés. Ils me regardaient et me demandaient d’où je venais comme ça et à la suite de ma réponse, il me disais sans hésitation; Tu es fou! mais toujours avec un grand sourire, et je leur répondaient; Je sais ! en souriant avec bonté, après quelque minute de questionnement intense, je poursuivait mon chemin jusqu’au prochain et sa recommençait. Des noirs je n’est jamais eu de mauvaise parole envers les blancs, sans doute par peur de perdre leur job ou autre, ce fut tout le contraire lorsque je parlais au blanc des propriétaires de guesthouse, souvent leur paroles étaient très dominateur en parlant des noirs, je pouvais sentir dans leur parole beaucoup d’impatience mais surtout, comment je pourrais dire….j’ai souvent cru que les noirs travailleurs sont vu comme des outils pour les blancs, comme quelqu’un qui a besoin d’un marteau pour entrer un clou, eux ils ont besoin de noirs pour travailler, donc il faut bien qu’il les accepte, ils n’ont pas vraiment le choix.

Combien de fois sur la route que j’ai vu des camions remplies de travailleur noir accroupie dans la boîte du camion sans toit, même si il pleuvait averse et cela même si il y avait deux places à l’abris près du chauffeurs, personne n’y était assis. Dans tout mon voyage je n’est jamais vu un noir assis près d’un blanc dans un camion, surement qu’il y en a mais j’en es pas vue. Je me souviens d’une fois en particulier qui ma marqué. Il arrivait souvent de voir des personnes noirs le long de la route qui attendaient que quelqu’un les embarques jusqu’à la prochaine ville, tu vois cela partout en Afrique du sud. Une fois j’ai aperçu au loin ce qui semblait être une dame noir qui attendait tout près de la route, aussi loin que je puisse regarder, il n’y avait rien, pas une seul maison, ou quelque chose qui servirait de maison, juste une route de terre. Plus j’avançais vers elle je pouvais voir qu’elle n’était pas jeune, je voyais toute sa fragilité et son âge avancé, sa peau laissait paraître tout sa vie de travail, ça me touchait beaucoup. J’ai aussi remarqué qu’elle avait beaucoup de misère à ce déplacé, les mouvements de ces jambes étaient très difficile. Tout d’un coup j’ai remarqué qu’un camion blanc approchait sur le chemin de terre, lentement il s’approchait de la vieille dame, pas le choix elle était au plein milieu du chemin de terre. Rendu à sa hauteur, j’ai vu que le camion s’était arrêté près d’elle et elle parlait au conducteur blanc, lorsque le chauffeur ma vu, il ma fait le signe le pouce en l’air pour sans doute m’encourager, je me suis donc dit qu’il allait laisser monter la vieille dame dans son camion, j’étais soulagé pour elle, parce qu’il faisait très chaud à ce moment. Quelque minute après les avoirs passé, je me suis arrêté pour prendre un peu d’eau et j’ai vu le camion venir dans ma direction, lorsque le camion est passé tout près de moi, j’ai tout de suite remarqué que la dame n’étais pas assis près du conducteur mais elle était assis dans la boîte du camion, là ! assis dans cette boîte toute sale du camion et au quatre vent, ça ma brisé le coeur. Lorsque le camion est passé, mon regard et celui de la dame ce sont croisé, vous savez ces regards profonds, ce regard qui dit tout, oui! je genre de regard, sur le coup je ressentis une tristesse profonde, j’étais tellement déçu du geste de cette homme, j’en revenais tout simplement pas et bien c’est cela le rapport entre le blanc et le noir Africains. Un rapport dure, comme j’ai déjà dit, le noir est noir foncé et le blanc est blanc foncé, là-bas il n’y a pas de nuance.

Comme je le disais j’y es connu de bonne personne, des personnes qui m’ont vraiment sauver la vie et d’autre qui ont tout simplement fait un geste de compassion à mon égard. Je me souviens de Fani qui m’a sauvé de plusieurs heures d’attente et de danger, lorsque mon vélo c’est brisé, de cette homme que j’oubli sont nom, qui a réparer mon vélo à la perfection sans me demandé un seul sous, de Joël qui ma sauvé d’une température de 51 celsius, j’étais pas beau à voir, je peu vous le dire. Je me souviens de cette jeune dame qui ma donné la plus belle chambre de son hôtel parce qu’elle voyait que j’avais besoin de me reposer, et cela sans même me demander un sous de plus, de ce chauffeur qui avait eu le temps de me passer sur l’autoroute sans oublié de me faire signe de la main et revenant de l’autre sens, s’arrêter sur le coté de la route et courir vers moi pour me donner une bouteille d’eau, de tout ces personnes qui sont arrêter pour me donner à manger me voyant accroupit sous ma toile durant une grosse orage électrique, des bonne personne il y en a eu beaucoup tout le long de mon chemin et cela autant de noir que de blanc. Sans eux jamais je n’aurais eu la chance de connaître leur merveilleux pays.

La solitude des routes ma aussi souvent marqués, il m’est arrivé de faire de long bout de chemin presque sans auto, j’adorais ces moments de solitude, de réflexions sur la vie, tout ce que j’entendais c’était la chaîne de mon vélo qui tournait et tournait. Je ne sais pas pourquoi, mais j’adorais le fait de me retrouver seul dans le nul par, pour certain cela pourrait crée un effet d’insécurité, mais pour moi cela créait non seulement un sentiment de liberté extérieur mais une grande liberté intérieur, on dirait que c’est le même effet que lorsque je médite, tu te sent en relation très profonde avec toi et ton environnement. II y a eu ces montés vertigineuse, au début j’en bavait, c’était un calvaire à chaque monté, mais j’ai appris à faire la paix avec ces montées, par la suite je prenais chaque pas accompli comme une réalisation personnel. Je suis venu à un point que j’adorais faire de longue monté à pousser mon vélo, j’aimais la lenteur du geste.

Les « locations » (anglais), m’ont vraiment marqués, ce sont où ce trouve les plus pauvre de la société, presque toujours a l’entré ou à la sortie de la ville, naturellement tous noirs. Souvent ils habitent dans cabane fait de tôle ou de brique, condition de vie très difficile. Les chemins de la Location son souvent en terre, pratiquement invisible puisque recouvert de vidanges de toute sorte. J’ai demandé à un homme blanc pourquoi tout ces gens reste-t-il dans des conditions si difficile et tout près de tant de richesse, il ma dit que eux il ne paye pas de taxe ou de loyer, c’est pour cela qu’il demeure là, logique. Mais je ne suis pas certain que c’est la vrai raison. C’est toujours très dangereux d’être près de ces Location, il ne faut jamais s’y arrêter étant touriste, ta vie en dépend. Il faut être très vigilant lorsque tu traverse même de loin ces Locations, car les choses peuvent dégénérer très rapidement. Il y a souvent des camions blanc qui y circule pour prendre les travailleurs des fermes, tous blottis l’un contre l’autre a l’arrière d’un camion, travailleurs bon marché. Les première fois que tu vois cela, tu pense rêver. L’Utilisation de l’être humain sans aucun regard pour sa qualité de vie…

Comme je le dis depuis que je suis arrivé au pays, l’Afrique du sud aura été certainement le plus difficile de mes voyages, mais aussi le plus enrichissant du coté humain. Un pays d’une nature exceptionnel, il faut traverser le Karoo une fois pour voir toute sa beauté. Un pays ou l’on voit des différence prononcer entre la couleur des hommes, malheureusement plus blanc foncé que noir. Un pays rempli de sourire de regard intense, un pays ou l’on peu ce laisser glisser doucement dans sa solitude ou découvrir toute la sincérité d’une amitié profonde, c’est un pays dure mais parsemé de poigné de main sincère, ce pays m’a changé…

Rémi

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